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Pleine Lune du 8 avril 2020 : Le choc des Titans?

Allez, un petit clin d’œil céleste pour vous parler de la Pleine Lune du 8 avril vue du balcon des Dieux.

Il faut dire qu’il y a du monde en ces temps agités. Une rencontre au sommet titanesque.

Fermez les yeux un instant…

La scène se passe au sein de l’Univers. Là y trônent en maîtres les Titans et le plus important d’entre eux : Cronos (Saturne en Latin).

Ah… ce Cronos… Cette force, ce rocher, ce roc froid et impassible né de Gaïa, Mère des origines qui, n’ayant besoin d’aucun géniteur, va créer le ciel étoilé, Ouranos, par parthénogénèse.

Sa formidable fécondité lui fera mettre au monde les plus grands dieux, dont les Titans dont Cronos-Saturne.

Ce dernier, parce qu’on lui a prédit qu’il serait détrôné par l’un de ses enfants n’a pas d’autre idée que de les dévorer un à un – après les avoir engendré avec Gaïa… sa mère…

Plus encore, comme pour mettre un terme à une procréation sans fin, il castrera également son propre père Ouranos, à la demande de sa mère.

Quel écho dans ce thème de Pleine Lune cette maison XII de Capricorne, siège de Saturne, vient faire à l’histoire de ce Titan? D’ailleurs, à y regarder de plus près… Saturne passe à peine « la barrière » de la maison I en verseau… pour échapper à sa propre maison? Sa condition? A ce rituel de vie-mort-vide-et-solitude qui n’a que trop duré?

Et cette Maison XII, ce passage en eaux troubles (ou pas) qui révèle ou éveille bien des illusions… quel voile vient-elle soulever ici? Celui d’un enfer-me-ment qui s’achève, une nouvelle proposition diligentée par Jupiter et Pluton, deux autres Titans?

Le monde du Père serait-il en train de s’effondrer? Car dans la maison de Cronos, comment parler de père, ou de patrie (celle qui fait écho en face dans le Cancer) quand on voit qu’il dévore ses enfants pour prolonger sa propre éternité, pour ne pas mourir et non pas par cannibalisme? Comment évoquer ici la structure, la droiture, la colonne vertébrale de toute chose teinté de la perte de tout contrôle?

Quel paradoxe ce Cronos-Saturne et quelle pièce de théâtre vient-il jouer en ce 8 avril?

Car, chers lecteurs, voici qu’entre en scène Zeus-Jupiter, son fils, celui-là même qui fit se révéler exacte la prophétie : L’épouse de Cronos, la rusée Rhéa, lui fera prendre des pierres pour ses enfants et un vomitif qui les lui fera tous vomir. Zeus en profitera pour s’emparer du pouvoir et chassera son père…

La suite de l’histoire dit que Cronos s’exila, ou fut jeté dans le fleuve Tartare ou encore qu’il s’enfuit en Italie, devint un bon roi et y apporta « l’Age d’or » en y apportant l’abondance, la civilisation et le don de l’agriculture, dès lors qu’il renonça au pouvoir et à l’immortalité…

Alors, cette maison XII en Capricorne? Vient-elle nous rappeler l’oeuvre du Grand Architecte, notre verticalité d’être humain et la sempiternelle histoire de la Vie?

En tout cas, une chose est sûre… l’humanité est à un moment charnière de son cycle, comme un point de non retour dans lequel viennent se présenter nos démons au sens propre comme au figuré.

Elle est chargée cette XII, comme portant sur le dos du monde le chaos de l’Univers : Jupiter, quasi-accouplé avec Pluton en une danse des profondeurs extrêmes vient nous chercher jusqu’à la nausée.

Zeus-Jupiter… la puissance et la présence, la volonté d’éclairer de sa loi ce qui tombe sous ces serres…

Hadès-Pluton… Roi du monde sous-terrain et accessoirement des enfers… Dieu des richesses enfouies sous terre, invitation à la métamorphose sous toutes ses formes, y compris celle du mourir…

Dans cet amas planétaire, cette double combustion Pluton-Jupiter en XII et Saturne-Mars en I (Mars-Arès, fils de Zeus, Chef guerrier parfois plus aveuglé de batailles personnelles dans le Bélier qu’il gouverne, que de combats construits et réfléchis (avec le signe de la Balance), se joue peut-être le combat de notre vie.

C’est comme si nous étions pris entre les deux feux de notre monde personnel et de celui de l’humanité tout entière. Le premier (en maison I, Verseau) nous dit d’y aller, de foncer, de trouver notre façon de le faire, celle qui nous rend unique, tout en nous intimant la prudence et le respect des convenances, tandis que de l’autre côté de la maison, dans cette XII de Capricorne où tout est codifié, rangé, étiqueté, l’énorme Jupiter, flanqué de sa bombe à retardement, Pluton, hurle de tout faire péter, de tout atomiser parce que la cocotte minute est au bout de l’ébullition…

Face à ce dilemme qui bouillonne, Soleil et Lune se regardent… interdits, pétrifiés telle Méduse face à son propre reflet.

Nous faut-il mourir à ce cycle pour perdre notre dualité ou devons nous mourir à notre dualité pour le passer? L’unité doit-elle primer sur l’humanité ou le nombre est-il plus important que l’individu?

Et tandis que les luminaires s’interrogent, Vénus, petite et perdue, presque isolée dans le grand océan céleste se demande à quel saint se vouer, vers quel modèle Père ou Mère se tourner, à quoi il va bien falloir mourir et si… ma fois… de toute façon c’est toujours comme ça et ça finit toujours comme ça…

Et pendant ce temps, Poséïdon-Neptune, frère de Zeus et roi des mers et octave supérieure de la Lune, nage dans ses eaux primordiales, accompagné d’un Mercure-Hermès qui a troqué ses ailes pour des nageoires. Tantôt à l’écoute du « couple » Jupiter-Pluton, Mercure demande comme porter au monde la parole qui « sort de terre »? Comment faire entendre la parole des enfants qui sortent des profondeurs? Comment trouver la parole juste qui fait tomber l’illusion d’un monde tenu au secret? Comment déchirer le voile de l’illusion de tant d’espaces et de mondes clos et cachés? Et tantôt à l’écoute de Saturne-Mars, Neptune s’interroge sur l’action à mener en pareille situation : comment faire pour agir autrement, différemment, en donnant du sens à cette action et en sortant des schémas dans lesquels le monde baigne depuis si longtemps?

Uranus, signe d’air, Maître de l’Ascendant en Verseau, ce visionnaire magnifique se trouve isolé dans les filets de la terre du Taureau en III, Maison de la communication : Comment faire pour manifester l’amour universel des poissons? Comment trouver MA PROPRE FAÇON, unique et originale de manifester cet amour?

Quelles certitudes dois-je abandonner pour ouvrir ma porte à la légèreté? Le passé doit être lâché sans possible retour en arrière… Mars conjoint Saturne y veilleront comme les gardiens du seuil de la vie et de la mort… prêts à agir pour que le nouveau soit…

C’est comme si nous étions invités à monter dans la barque pour un aller sur le Styx, dont l’issue ne dépend que de notre volonté à changer et à créer notre nouveau monde intérieur.

Le Soleil, caché (intercepté) en Bélier et en Maison II le temps de cette pleine Lune, éclairera dans quelques heures l’astre Uranien pour lui donner – si telle est notre volonté – le souffle de conscience que nous attendons depuis si lontemps…

 

 

 

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